Un lancement du projet Un oeuf pour la Vie réussi

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En juillet dernier, Nutrition sans Frontières aménageait, grâce à la mission des jeunes volontaires, le premier poulailler à visée éducative du projet scolaire de prévention de la malnutrition chronique Un Oeuf pour la Vie, dans une école de So-Ava, Bénin, l’École Notre Dame du Lac.

C’est avec l’enthousiasme de la communauté que les deux coordonnateurs du projet, Armand Acakpo, nutritionniste et Fabrice Tchabossou, agronome, accompagnés du Manager sans Frontières Ludovic Guerrero, ont lancé les activités éducatives du projet qui fera indéniablement parler de lui dans les mois à venir.

Le projet Un Oeuf pour la Vie, c’est bien plus qu’un poulailler. C’est un prétexte à l’éducation en nutrition en milieu scolaire, complémentée d’un apport supplémentaire permettant de réduire l’incidence de la malnutrition chronique chez les enfants de plus de 5 ans et d’ateliers favorisant l’autosuffisance par l’apprentissage de la gestion de poulailler à la maison.

Au Bénin, beaucoup de projets visent la cible des 1000 jours, ce qui signifie que les enfants qui ont été atteint de malnutrition aîgue avant 3 ans d’aĝe peuvent être susceptible de s’être adaptés au manque d’apport sur le plan métabolique, et donc manifester une malnutrition chronique qui a de grands risques de passer inaperçue.

C’est ce que nos nutritionnistes québécoises Marie-Pier Blais et Sophie Venne tenteront de dépister lors de leur très prochaine mission, dès novembre 2019, en compagnie d’Armand Acakpo, l’animateur du projet et maître oeuvre de tout le volet nutrition. Grâce aux bons conseils de nutrition tout au long de l’année, les enfants et les familles pourront apprendre à reconnaitre la malnutrition et à bien la prévenir.

En quelques années, le but ultime souhaité par Nutrition sans Frontièrres est de ne plus avoir besoin de ce projet, puisque ce qui est visé est que la compétence en nutrition face son chemin au sein des écoles participantes elles-mêmes et que les familles élèvent leurs propres poules, dans leur jardin de case. Ce programme permettra également de faire une place aux nutritionnistes et agronomes locaux dans le milieu scolaire, favorisant ainsi des interventions précoces.

 »Il y a dernière toute cette initiative énormément de coeur au ventre, d’heures de travail acharnées, et de dynamisme de la part de l’ensemble des membres de NSF (tant au Québec qu’en Afrique) dont le nombre dépasse maintenant les 35 membres. Notre souhait est devoir ce premier projet pilote réussir à réduire la malnutrition mais aussi à encourager la communauté à trouver ses propres moyens d’autosuffisance, notamment en revenant à la pratique du poulailler domestique pour bonifier l’apport protéique de leurs enfants. » atteste Marie-France Lalancette, fondatrice de NSF.

Toute la pérennité de ce projet, et son potentiel de mise à l’échelle, repose sur la solidarité. C’est pourquoi les écoles, entreprises, ou organisations qui ont envie de contribuer à la lutte contre la faim sont invités à se joindre au Grand Projet Scolidaire Un oeuf pour la vie en marrainant une école défavorisée.